L'élevage herbivore et l'environnement
A l’herbe, les herbivores !
Le plat préféré de la vache, du mouton et du cheval ? L'herbe ! Elle
constitue au moins les deux tiers de leur alimentation. L'hiver, le menu
évolue : foin ou ensilage d’herbe complété par du maïs, des « barres
énergétiques » à l'orge ou à la pulpe de betterave et des "tourteaux"
riches en protéines, à base de graines de soja, colza, tournesol ou lin.
La digestion de l'herbe et le rot des vaches
Quand les ruminants comme les vaches ou les moutons digèrent la cellulose de l’herbe, ils produisent du méthane en rotant. Problème : le méthane est un gaz contribuant à l'effet de serre (GES). Heureusement, en échange, l'herbe des prairies capture le CO2 de l'air et le convertit en glucides (tissus végétaux) grâce à la photosynthèse. Le carbone capté est ensuite stocké dans le sol et la quasi-totalité du méthane que les vaches rejettent est alors compensée.Pour + d'informations, cliquez ici.


Comment réduire l'impact de l'élevage sur l'environnement ?
- Les économies d'énergie : des réglages permettent, par exemple, de réduire la consommation de carburant du tracteur. Il suffit d'adapter sa puissance selon qu'il tire une charrue ou transporte du foin, ou encore de gonfler les pneus.
- Production d'énergies renouvelables (panneaux solaires, huile végétale comme carburant). Certains engins roulent à l'huile végétale, à base de colza ou de tournesol, ce qui permet de rejeter moins de CO2 dans l'atmosphère. Le bois des haies peut aussi être utilisé comme combustible.
- Recyclage des déjections animales en engrais naturel : riches en azote et phosphore qui sont des éléments essentiels à la croissance des plantes, les déjections sont stockées dans des structures étanches pendant l’hiver et épandues sur les cultures à la bonne dose et au bon moment. Cela permet de préserver la qualité de l'eau.
Pour + d'informations, cliquez ici. - Utilisation limitée des produits phytosanitaires (c'est à dire polluants).
- Entretien des haies pour préserver la biodiversité et fauche tardive des prairies pour préserver les nids de certains oiseaux.

En broutant, les animaux protègent l'environnement et la biodiversité !
- Assurance tous risques : les vaches, les chevaux et les moutons sont de véritables tondeuses à gazon ! En broutant, ils aident à préserver les sols de l'érosion. Les prairies limitent aussi les inondations, en absorbant le trop-plein d'eau. Dans les zones sèches du sud de la France, les troupeaux jouent les pare-feu contre les incendies en débroussaillant et en maintenant des étendues dégagées. En montagne, ils réduisent le risque d'avalanche
: les vastes surfaces d'herbe rase pâturées lors de la transhumance retiennent la neige.
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Réservoirs de biodiversité :
le sous-sol d'une prairie est peuplé de milliards d'habitants. Les bouses ou le crottin enrichissent la terre : un vrai garde-manger pour les vers de terre et tout un tas de micro-organismes. Comme les animaux ne broutent que certaines plantes
et pas d’autres, cela favorise la diversité de la flore. Les haies offrent aussi des habitats variés où peuvent se réfugier, se nourrir et se reproduire insectes, oiseaux et mammifères.

Pour en savoir plus :
- La fiche Échos des campagnes.
- La fiche Environnement et Gestion des déjections
- La fiche Environnement et Élevage herbager



